Pour un ministère de l’aménagement, de l’architecture et de l’urbanisme au Québec

Jacques Dufresne

Pendant des décennies, Jean-Pierre Bonhomme a couvert ce secteur, de même que celui de l’environnement, au journal La Presse. Nous lui avons demandé quel fut selon lui notre meilleur urbaniste. Sa réponse, d’une admirable concision, nous engage dans un débat présentant pour tous le plus grand intérêt.

«Il faut d’abord nous demander quel est le meilleur architecte. Car un architecte doit être un urbaniste. Autrement il n’est pas digne de son nom. Pour moi Ernest Cormier a été l’un des meilleurs. Il n’y a pas beaucoup d’urbanistes en titre et en prééminence au Québec car le Gouvernement du Québec (qui est souverain en la matière) n’a pas créé de Ministère de l’aménagement, de l’architecture et de l’urbanisme…Nous n’avons pas nos Haussmann… Selon moi il nous en faudrait. Nous ne sommes pas suffisamment passés aux actes en ce domaine. Il eût fallu que nous nous intéressions à la Beauté et à l’Ordre, Le ministère des Transports n’est en réalité qu’un ministère des autoroutes. Et le ministère des Affaires municipales s’occupe des subventions à donner aux maires, petits et grands. »

Tout est dit. S’il existe au Québec au moins un grand parti autonomiste, je n’ose pas dire souverainiste, ce sujet fera bientôt son entrée dans le débat grand public. La demande sociale est là, comme le prouve une recherche en ligne même superficielle sur le sujet. En voici un exemple :

«Une politique nationale pour l'aménagement du territoire et l'urbanisme réclamée.


Une centaine de représentants de la société civile se sont réunis le 20 février dernier, à Québec, pour imaginer une Politique nationale de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. À quelques mois des élections provinciales, ce forum organisé sous l’égide de l’alliance ARIANE visait du même coup à presser les partis politiques de prendre position pour que le gouvernement se dote d’une vision et d’une action cohérentes en la matière.» Le Devoir

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