Vers au chevalier de Rivarol

Voltaire
Court poème écrit en 1777, soit un an avant la mort de son auteur.
En vain ma muse surannée
Voudrait, ainsi que vous, rimer des vers aisés;
Je sens que ma force est bornée,
Ma chaleur est éteinte, et mes sens sont usés :
Mais vous brillez à votre aurore;
Vous êtes l’ami des neuf Sœurs,
Et je vois vos talents éclore
Avec les plus belles couleurs.
Seize lustres brisent mon être;
Je respire avec peine l’air;
Mais vous commencez à paraître,
Et l’on voit le printemps renaître
Des tristes débris de l’hiver.

Autres articles associés à ce dossier

Quelques pensées de Rivarol

Antoine de Rivarol


La vie paresseuse de Rivarol

Marc de Préaudeau

Compte rendu critique de l'ouvrage de Louis Latzarus, La vie paresseuse de Rivarol, paru en 1926.

La mort de Rivarol

Les derniers moments de Rivarol, évoqués par un de ses compagnons d'infortune sur les routes de l'exil.

Rivarol

Charles-Augustin Sainte-Beuve


Rivarol

Remy de Gourmont


Rivarol selon Barbey d'Aurevilly

Jules Barbey d'Aurevilly


À lire également du même auteur

Une satire de Rousseau: la «Lettre au Docteur Jean Jacques Pansophe»
«Tout, nous rappelle l'écrivain Elme Caro, les séparait violemment l'un de l'autre, les idées, l

Songe de Platon
Platon raconte le mythe de l'androgyne dans Le Banquet.

Micromégas
Il s'agit d'une imitation évidente des Voyages de Gulliver, de Swift. On y trouve un banquet de phi




En marge de la Conférence de Glasgow