Bibliothèque et ... parapluie

Léon Albessard
L'auteur compare les bibliothèque anglaises et françaises au début du XXe siècle. Humour involontaire, bien sûr...
A Londres, la bibliothèque appartient au lecteur, qui y est chez lui, qui y rentre comme chez lui, qui est sa chose, pour laquelle il paye, et pour laquelle il sait combien il paye, et où il peut pénétrer avec... son parapluie, si bon lui semble. A Paris, le lecteur ne sait pas trop à qui appartient la bibliothèque, au Maire ? au Préfet ? au Conseil municipal ? au Gouvernement ? Mais, en revanche, ce qu'il sait bien, c'est qu'il lui faut montrer patte blanche pour pouvoir y emprunter et qu'il ne doit pas s'aviser de pénétrer dans une quelconque Nationale avec son parapluie. Ou sinon, un monsieur qui a tout du gendarme, jusqu'au bicorne, le prie de porter ailleurs cet objet insolite. En d'autres termes, le lecteur est tenu de déposer canne ou parapluie au vestiaire, où il est obligé — sans y être obligé — de délier les cordons de la bourse. C'est là un détail, évidemment, cette question du parapluie, mais il est caractéristique de la liberté qui règne au delà du détroit, et des tracasseries qui florissent en deçà.

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