Sureau blanc


Arbuste (1 à 3 m.) glabre ou presque, feuilles composées de 5 à 11 folioles; fleurs en ombelles plus larges que longues, odorantes, s'épanouissant en juin-juillet; fruit noir. Choisit des lieux humides. Présent dans tout le Québec.
« Au moment de la floraison, le Sureau du Canada est sans doute la plus belle espèce du genre. Il fait alors l'ornement des lieux ouverts de la plaine: haies, talus des ruisseaux, bord des chemins. À ce moment, les fruits du S. pubens sont déjà d'un beau rouge. Les petites fleurs ne sont pas nectarifères et les insectes visiteurs sont en quête de pollen. les étamines sont si divergentes que l'auto-fécondation est presque impossible. »2

arbuste du sureau blanc


Usage médicinal:
« Dans la pharmacopée américaine le Sureau du Canada remplace le S. nigra européen. Son écorce interne et sa racine fraîche passent pour des purgatifs actifs. À haute dose, les fleurs produisent, dit-on, des nausées et de la diarrhée. On sait d'ailleurs la place que tient cette espèce dans la médecine domestique des Canadiens français. »3

1. (étymologie): Lamoureux, G., 2002, Flore printanière, Fleurbec éditeur, Saint-Henri-de-Lévis, Québec, p.118
2. frère Marie-Victorin, Flore Laurentienne, Presses de l'Université de Montréal, Montréal, 1964, p.530
3. ibid., p.530

Essentiel

Sachez qu' hier, de ma lucarne,
J' ai vu, j' ai couvert de clins d' yeux
Une fille qui dans la Marne
Lavait des torchons radieux.
(...)
Près d' un vieux pont, dans les saulées,
Elle lavait, allait, venait ;
L'aube et la brise étaient mêlées
À la grâce de son bonnet.
(...)
Aux sureaux pleins de mouches sombres,
Aux genêts du bord, tous divers,
Aux joncs échevelant leurs ombres
Dans la lumière des flots verts,

Elle accrochait des loques blanches,
Je ne sais quels haillons charmants
Qui me jetaient, parmi les branches,
De profonds éblouissements.
(...)

Victor Hugo, Choses écrites à Créteil , Chanson des rues et des bois.

Essentiel

Sachez qu' hier, de ma lucarne,
J' ai vu, j' ai couvert de clins d' yeux
Une fille qui dans la Marne
Lavait des torchons radieux.
(...)
Près d' un vieux pont, dans les saulées,
Elle lavait, allait, venait ;
L'aube et la brise étaient mêlées
À la grâce de son bonnet.
(...)
Aux sureaux pleins de mouches sombres,
Aux genêts du bord, tous divers,
Aux joncs échevelant leurs ombres
Dans la lumière des flots verts,

Elle accrochait des loques blanches,
Je ne sais quels haillons charmants
Qui me jetaient, parmi les branches,
De profonds éblouissements.
(...)

Victor Hugo, Choses écrites à Créteil , Chanson des rues et des bois.

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