Chasse urbaine

Barbara Ehrenreich

Qui aurait cru qu'en pleine postmodernité, l'être humain retournerait à des pratiques datant de l'âge de pierre... (S.S.)

L'alimentation est un poste de dépenses particulièrement menacé en temps de crise (...) Et ceux qui aiment leur viande fraîche ont toujours la possibilité de chasser en milieu urbain. À Racine, au Wisconsin, un mécanicien au chômage de 51 ans m'a révélé dit qu'il complétait son ordinaire en "abattant des écureuils et des lapins et en les apprêtant en ragoût, au four ou sur le gril". A Detroit, où la population animale a beaucoup augmenté tandis que celle des humains déclinait, un chauffeur de camion à la retraite faisait son miel des carcasses de ratons laveurs, qu'il suggérait de déguster en marinade avec du vinaigre et des épices. 

Texte original : "Food is another expenditure that has proved vulnerable to hard times (...). And for those who like their meat fresh, there's the option of urban hunting. In Racine, Wisconsin, a 51-year-old laid-off mechanic told me he was supplementing his diet by "shooting squirrels and rabbits and eating them stewed, baked and grilled". In Detroit, where the wildlife population has mounted as the human population ebbs, a retired truck driver was doing a brisk business in raccoon carcasses, which he recommends marinating with vinegar and spices. 




En marge de la Conférence de Glasgow