Monotrope uniflore

Fleur sauvage. (Voir le Sentier des fleurs sauvages)

Plante annuelle de texture tendre et charnue, sans chlorophylle. TIGE (long. 10 à 15 cm) d'un blanc de cire ou rosée, munie d'ÉCAILLES translucides qui font office de feuilles; FLEUR solitaire (long. 20 à 25 mm) à quatre pétales, d'abord penchée vers le sol mais qui se redresse au moment de produire un fruit. Elle est munie d'un pistil épais entouré de nombreuses étamines jaunes. La plante entière s'assèche et brunit au moment de la maturité. FRUIT en capsule (long. 1 à 2 cm).

Fleurit en été dans les bois de conifères. Pousse en petits groupes serrés, les tiges se dressant entre les épines à la manière d'un champignon. Généralement répandue dans le Québec.





Plante sans chlorophyle, elle vit en symbiose avec des champignons habitant ses racines. Elle tire le sucre dont elle a besoin des conifères voisins, comme l'a démontré par une expérience Gilles Bourbonnais, du Cégep de Ste-Foy.
Son cours sur la nutrition des végétaux (no3) est disponible en ligne
Voir aussi la mise au point du professeur George Barron, Ontario (ang.).

Usage médical:

Le suc de la plante est utilisé contre certaines maladies oculaires. On aurait aussi employé une infusion des racines contre l'insomnie, la nervosité et l'épilepsie.

Elle contient un élément poison, l'andromedotoxine. À considérer comme une plante toxique.

Essentiel

La légende veut que le monotrope se nourrisse de matière en décomposition.

«Ils ont fondu dans une absence épaisse,
L'argile rouge a bu la blanche espèce,
Le don de vivre a passé dans les fleurs!»

Paul Valéry, Le cimetière marin


* * *


La poétesse Marry Higginson compare les monotropes à des religieuses en prière:


«(...) Chaque année nous cherchons le virginal repère
Pour les voir, adorables, et contempler encore
Leurs dévotions timides près du ruisseau qui chante.
Et puis nous retournons dans le siècle étourdi
En oubliant les voeux murmurés parmi elles. »

(voir le poème entier avec la version originale)

Essentiel

La légende veut que le monotrope se nourrisse de matière en décomposition.

«Ils ont fondu dans une absence épaisse,
L'argile rouge a bu la blanche espèce,
Le don de vivre a passé dans les fleurs!»

Paul Valéry, Le cimetière marin


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La poétesse Marry Higginson compare les monotropes à des religieuses en prière:


«(...) Chaque année nous cherchons le virginal repère
Pour les voir, adorables, et contempler encore
Leurs dévotions timides près du ruisseau qui chante.
Et puis nous retournons dans le siècle étourdi
En oubliant les voeux murmurés parmi elles. »

(voir le poème entier avec la version originale)

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